Je continue à vivre sans réseaux sociaux

J’ai publié en début d’année « 3 ans sans réseaux sociaux et je vais bien » et c’est l’article le plus lu sur le site. La recherche autour de la sortie des réseaux sociaux est de plus en plus forte d’après ce que je vois. Je vais donc vous donner la suite de mon aventure et quelques constats autour de discussions que j’ai eus depuis la sortie de l’article.

Vivre sans réseaux sociaux, c’est possible

Et oui, peu importe ce que nous disent les grandes entreprises derrières les réseaux sociaux, la vie est possible sans eux. Je ne possède aucun réseau social et j’arrive pourtant à communiquer avec mes proches, mes amis et le monde de matière générale. Le mieux, c’est que je ne vis même pas dans une grotte ! Je l’ai entendu cette phrase. Donc, la vie sans avoir les yeux sur son téléphone c’est aussi possible et c’est un autre sujet.

Pour être complètement franc, le seul réseau social que j’utilise est celui de mon entreprise qui se rapproche plus de LinkedIn. Il me permet de maintenir mon CV à jour et d’être plus simple à retrouver dans le nombre d’employés (je suis dans une grande entreprise française). Mis à part cette entorse, vous ne pourrez pas me retrouver sur les réseaux ou alors, quelqu’un utilise mon identité … Ce serait drôle, vu que je ne suis pas connu.

Deuxième concession que je fais est celle d’utiliser un produit qui appartient à Facebook (Meta depuis quelques mois), il s’agit WhatsApp. Mon entreprise a décidé d’utiliser cette messagerie pour certaines de nos communication, même si la confidentialité des données n’est pas aussi respectée que cela. Pour le reste des messageries instantanées, j’utilise plutôt des outils open-source comme Telegram ou Signal.

Comment rester informé des sorties à prévoir ?

Pour ce qui est des préparations de soirées avec les amis, les anniversaires ou les réunions de famille et bien vive les messageries instantanées. A chaque évènement son groupe particulier, ça reste suffisamment confidentiel et tous ceux invités connaissent ce qui va se passer. Il me semble réellement que la plupart d’entre nous faisons déjà cela, les réseaux sociaux n’ont aucune plus-value pour ce type d’évènement.

Pour les évènements publics comme des courses sportives, des rencontres, des sorties et bien là aussi je m’en sort. La plupart du temps, ça fonctionne par bouche à oreille, car depuis que je n’ai plus de réseaux sociaux, je parle aux gens. Et oui, quand je discute avec les personnes autour de moi, je leur demande comment ils vont, leurs sorties du week-end et s’ils ont un truc de prévu plus tard. C’est tellement bien que je sors beaucoup plus depuis que je discute « physiquement » avec des personnes.

D’ailleurs, je me pose réellement la question du nombre de personnes qui viennent réellement à un évènement comparé au nombre de personnes intéressées. Encore une fois, je pense que s’inventer une vie dans Facebook ou un autre réseau social est davantage une priorité que de réellement vivre sa vie.

Bancs vides
J’ai du mal à croire que notre vie ressemblerait à ça sans les réseaux sociaux

Et l’information, la vraie … Pas celle des médias ?

Sur ce point, j’ai une vision très critique sur les réseaux sociaux. J’ai lu plusieurs publications, articles et vu quelques documentaires dont « Derrière nos écrans de fumée » produit par Netflix. Même si ce documentaire en particulier est plutôt tourné comme un drame, la majorité des publications tendent à dire que les réseaux sociaux nous enferment dans nos propres croyances. Cela s’est même accentué avec la pandémie actuelle avec les provaccins et les antivaccins.

En effet, les réseaux sociaux proposent des contenus en accord avec vos croyances, envies et lectures précédentes. Plus vous lisez de contenus sur le même sujet, plus le réseau social vous propose le même genre de contenu. Pour aller plus loin, le contenu proposé est du même ressort et de la même écriture. Pour faire simple, un anti vaccin recevra des nouvelles publications anti vaccin en quasi totalité. Le gros risque est de s’enfermer dans sa propre idée et de renforcer le discours « ceux qui ne pensent pas comme moi sont des cons ! ».

Pour contrer ce genre d’enfermement, je lis des sources de différents bords politique ou neutre. On m’a dit un jour « la vérité n’est pas unique » et je garde ce mantra pour beaucoup d’aspects de ma vie. Je regarde très peu la télévision et n’écoute pas la radio. Je préfère lire quelques articles trouvés çà et là ou rechercher plus d’informations après avoir discuté avec mes relations. J’en reviens encore une fois à la discussion avec de vraies personnes.

Bonus

Suite à mon premier article sur les réseaux sociaux, j’ai été contacté par Europe 1 pour témoigner sur la suppression de mes comptes. Le témoignage était plutôt tourné sur les GAFA et leur collecte des données. Il faut bien dire que les deux choses sont liées, mais pas uniquement. La question des données est plus complexe et j’ai aussi quelques articles sur le site, Mon cloud personnel avec Nextcloud ou Invidious ou YouTube sans le pistage.

Renaud Perrai
Renaud Perraihttps://www.renaudperrai.fr
Développeur d'applications et administrateur de réseaux de formation, je gère des projets innovant pour le compte d'une grande entreprise française. Photographe autodidacte, je cherche toujours à m'améliorer et expérimente beaucoup. L'apprentissage par l'erreur est le meilleur moyen de progresser, mais l'échec est une étape difficile.

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