3 ans sans réseaux sociaux et je vais bien

Cet article est un constat de mon vécu concernant les réseaux sociaux et de mon départ de ces derniers. Je ne suis pas contre les réseaux sociaux, je trouve simplement qu’ils ne correspondent pas, ou plus à mes attentes. J’espère qu’il vous montrera qu’il est possible de vivre sans réseaux sociaux et que ce n’est pas si horrible que ça.

La décision de quitter les réseaux sociaux

Cela fait maintenant 3 ans que j’ai pris la décision de quitter définitivement les réseaux sociaux. À cette époque j’étais sur Facebook, Twitter, Instagram, Snapchat, Pinterest et Linkedin. J’avais des comptes personnels et professionnels et je les complétais régulièrement.

Tout ce petit monde me prenait du temps et de l’énergie, car savoir gérer son identité numérique demande de la concentration et du savoir-faire. Pour les comptes personnels, la plupart du temps la portée est restreinte. Pour les comptes professionnels, ils sont ouverts à tous et les messages sont visibles sans autorisation particulière. Il faut bien savoir gérer ses messages, les tournures et faire des publications régulières.

J’ai lu des articles et des livres sur la gestion de son identité numérique et mon métier d’informaticien me fait connaître l’envers du décor. Après une grosse modification de ma vie privée, j’ai décidé de me couper du monde virtuel des réseaux sociaux pour revenir dans la vie physique. Il est temps maintenant de supprimer tous mes comptes et de sortir de chez moi pour faire de nouvelles rencontres.

L’envie de revenir sur les réseaux

Je ne vais pas vous mentir, quand j’ai quitté les réseaux sociaux, je l’ai fait de manière brutale. Pas de message d’au revoir étant donné que la totalité de mes données allait être supprimée. Je n’ai pas suspendu mes comptes, je les ai supprimés de manière définitive et sans retour en arrière possible.

Quand j’ai quitté les réseaux sociaux, je me suis senti soulagé et seul en même temps. Même si ces réseaux isolent, ils permettent de maintenir un lien avec l’extérieur. Il est beaucoup plus simple de se mettre devant son écran pour regarder la vie que de sortir pour rencontrer de vrais humains. J’ai eu l’impression d’être un OVNI quand on me demandait mon compte Facebook ou Twitter.

La dictature du like
La dictature du like

Le soulagement d’une vie paisible

Les utilisateurs de réseaux sociaux (moi y compris) ne montrent pas leur réelle vie, elle est idéalisée, enjolivée. Plusieurs études ont démontré que les utilisateurs étaient plus malheureux en consultant les réseaux, car ils ont l’impression que leur vie est nulle comparé à celle des autres. D’ailleurs, on ne publie que les bons moments de notre vie avec un selfie. Je n’ai jamais vu quelqu’un se prendre en photo en pleurant avec comme message : « Je viens de me faire larguer ».

J’ai retrouvé beaucoup de temps pour moi, car j’en passais à envier la vie des autres. Je règle moi-même la vitesse des informations que je consulte. Pour avoir des nouvelles de mes proches, je leur téléphone, je passe du temps avec eux et je leur envoie des SMS. Pour faire de nouvelles connaissances, je sors avec des amis ou simplement je me balade et je m’ouvre aux autres.

C’est un chemin long et compliqué, car se faire ghoster dans la vraie vie est plus douloureux que sur Internet. Cela dit, ça arrive moins souvent dans la vie que sur Internet. Se couper des réseaux sociaux n’est pas se couper de la vie, comme j’ai pu le lire sur certaines publications. Au contraire, il s’agit plus de renouer avec sa vie, la reprendre en main et surtout avoir de nouveau le droit à l’oubli qu’Internet n’offre pas.

Un coquelicot au coucher du soleil – Renaud PERRAI

Mise à jour du 28/01/2022 : vous pouvez trouver la suite de cette aventure ici. Bonne lecture.

Renaud Perrai
Renaud Perraihttps://www.renaudperrai.fr
Développeur d'applications et administrateur de réseaux de formation, je gère des projets innovant pour le compte d'une grande entreprise française. Photographe autodidacte, je cherche toujours à m'améliorer et expérimente beaucoup. L'apprentissage par l'erreur est le meilleur moyen de progresser, mais l'échec est une étape difficile.

3 Commentaires

  1. Je suis sûre que beaucoup de personnes vont lire ton article en ayant l’idée de quitter les réseaux et vont finalement se dire à chaque fois avant de cliquer sur « supprimer mon compte » que c’est quand-même tellement pratique et qu’elles vont se retrouver bien seules…. Mais ton article est vraiment super , il y a tout dedans !
    J’ai quitté les réseaux de nombreuses fois et jusqu’à présent je suis toujours revenue dessus parce que j’ai l’impression qu’il est devenu presque difficile d’avoir un impact dans le monde sans être sur au moins l’un d’eux… Rien que pour partager nos idées, apprendre , rencontrer de nouvelles personnes… Mais ces moments où je ne les avais pas je me sentais définitivement plus en paix. J’ai trouvé mon équilibre en ne gardant que youtube et Instagram pour créer du contenu autour de sujets qui me tiennent beaucoup à cœur mais j’avoue que parfois , je suis frustrée de voir mes amis en ligne plus qu’en vrai parce qu’ils sont loins.

    Penses tu qu’on puisse changer le monde encore aujourd’hui sans réseaux sociaux ?

    • Bonjour Sara,
      Tout d’abord, merci beaucoup pour ton message et d’avoir été au bout de l’article.
      Pour répondre à ta question, je vais séparer l’outil de l’humain.
      L’outil a le rôle que l’on veut bien lui donner. En effet, les réseaux sociaux ont un rôle important dans le passage de message (cela dépend du point de vue de chacun), car ils sont repris dans les médias traditionnels. Cette reprise permet d’avoir une visibilité totale, peu importe l’âge ou la facilité d’accès à Internet. Cependant, le type de réseau social change avec le temps. Il y a quelques années, Facebook faisait l’unanimité, après ce fut Twitter et aujourd’hui c’est Tik Tok et Instagram.
      Côté humain, changer le monde est toujours possible. Cela a déjà eu lieu plusieurs dans l’histoire. En bien ou en mal ? C’est une grande question à laquelle je n’ai pas de réponse.
      Le plus gros problème actuellement sur les réseaux sociaux, c’est la séparation des foules qui s’échange des messages de haine. Chaque personne est suivie par d’autres personnes ayant les mêmes centres d’intérêts. Par conséquent, le changement ne sera que sur une partie de la population déjà acquise à la cause.
      Donc, je suis assez pessimiste sur la possibilité de « changer le monde » sur les réseaux sociaux, mais aussi sans eux.

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